Les Templiers

Les Templiers à Saint-Léger…

La fondation de l’Ordre du Temple remonte aux premiers temps du royaume de Jérusalem: le 25 décembre 1119. Après la fondation de l’Ordre, des conflits éclatèrent surtout au moment où la Pape Alexandre III renouvela les bulles de ses prédécesseurs. Dès 1175, le clergé séculier, prélats, cherchèrent des chicanes sur des dîmes, des droits de paroisses ou de sépultures.

Ce fut surtout durant toute la période de confirmation de la bulle, trente ans, que les conflits éclatèrent. Il faut dire que les Papes, chaque fois qu’ils confirmèrent le texte primitif, firent évoluer le droit templier en ajoutant quelques éléments importants du droit particulier à l’Ordre vis-à-vis des autres corporations religieuses, jusqu’à l’exemption définitive accordée par les deux Papes Célestin III et Innocent III.

L’Ordre du Temple était une synarchie où seul le maître était élu par tous les chevaliers de l’Ordre. Malgré cela, le maître n’avait aucun pouvoir. Il désignait, mais ses directives devaient être entérinées par le Chapitre Général, composé de frères qui avaient les divers degrés des élections.

Les Templiers furent des manipulateurs d’argent, de véritables financiers, précurseurs des Sociétés italiennes qui foisonneront dès le XIVe siècle. Pendant près de deux siècles, ils eurent entre leurs mains la majeure partie des capitaux de l’Europe. Les Templiers étaient un groupe de moines soldats qui avaient des règles à respecter. Comme tout moine qui se respecte, ils devaient prier, avaient des vêpres, grâces, …

La règle, pour éviter de sanglantes querelles, et maintenir dans l’Ordre une fraternelle concorde, défendait aux chevaliers de : « jurer, payenner, crier, dire de laides paroles », leur ordonnant, au contraire, de se faire entre eux « toutes courtoisies et belles paroles ».

Les Templiers exploitèrent leurs biens de diverses manières : directement et indirectement. Il ne faut pas s’imaginer que les Templiers cultivaient eux-mêmes leurs vastes domaines. Des domestiques étaient employés et certains étaient attachés au service de la maison toute l’année : les fermiers ou Hostes du Temple ou encore Hommes du Temple. Il s’agissait donc d’anciens serfs qui devenaient des hommes libres. Un homme du Temple était un homme libre et les templiers voulurent que dans leurs exploitations la question de classes sociales fut laissée de côté. Tout homme de Temple participait de plus en plus aux privilèges internes et externes de l’Ordre. Le rendement fut une de leurs préoccupations essentielles. Dans certaines régions, les Templiers arrivèrent à quadrupler les rendements.